L’État algérien, via le Trésor public, a procédé ce mardi 27 janvier 2026 au lancement d’un emprunt souverain inédit structuré sous forme de sukuk, offrant un rendement net de 6 % et certifié conforme aux principes de la finance islamique. Cette opération s’inscrit dans la stratégie de diversification des sources de financement budgétaire et de réduction progressive de la dépendance aux ressources conventionnelles. Elle vise également à capter une partie de l’épargne nationale non bancarisée et à dynamiser le marché financier domestique, encore faiblement profond. Selon le ministère des Finances, l’émission est adossée à des actifs publics réels et bénéficie de la garantie souveraine de l’État, renforçant ainsi son profil de risque et sa crédibilité auprès des investisseurs. L’opération marque une étape structurante dans l’intégration de la finance islamique au financement des finances publiques.
Caractéristiques financières et objectifs de marché
L’encours cible de l’émission est fixé à 296,65 milliards de dinars. La souscription est limitée dans le temps et sera close dès l’atteinte du montant recherché, un dispositif destiné à créer un effet de rareté et à optimiser la liquidité de l’instrument. Au-delà du financement budgétaire, cet emprunt vise à élargir la base des investisseurs, à favoriser l’émergence d’un marché secondaire des sukuk souverains et à poser les jalons d’une courbe de rendement islamique de référence en dinar. À moyen terme, cette émission pourrait constituer un signal fort en faveur de la modernisation du marché des capitaux algérien, en offrant un produit de placement à faible risque, à rendement attractif, tout en contribuant à la structuration de nouveaux instruments financiers conformes à la Charia.
