Le rôle du journalisme scientifique et sa capacité à accompagner les grandes mutations technologiques ont été au cœur d’une journée technique organisée par l’Académie algérienne des sciences et des technologies, au siège du ministère de la Communication, autour du thème « La réalité de la presse scientifique en Algérie ». Chercheurs, journalistes et experts ont débattu des enjeux d’une discipline appelée à jouer un rôle stratégique dans une société de plus en plus soumise à une diffusion massive d’informations à travers les médias sociaux.
Dans son allocution d’ouverture des travaux, M. Zouhir Bouamama, le ministère de la communication , a indiqué que le journalisme scientifique constitue un relais indispensable entre les chercheurs, les institutions, les entreprises innovantes et le grand public. Soulignant, qu’en Algérie, les besoins de vulgarisation sont d’autant plus importants que les transformations qui touchent des secteurs clés à savoir l’énergie, la santé, l’environnement, la transition numérique et les nouvelles technologies.
Les communicantion et échange complémentaires des Professeur Hichem Kara, de l’expérience international et précurseur dans le domaine Dr Ahmed Djebar, de Dr Zoubir Sari et de Dr Malika Lamoudi ont mis en évidence plusieurs défis structurels. D’abord, celui de la rigueur ensuite celui de la crédibilité, comme l’a bien étayé par une analyse de deux médias web spécialisés en de Santé Dr Malika Lamoudi , enseignante et chercheuse.
Une volonté affichée de structuration
Le Ministère de la Communication a annoncé vouloir inscrire cette journée technique dans un processus plus large visant à renforcer la place du journalisme scientifique dans le paysage médiatique national. Dans le même esprit, l’intervenant dr Djebar a proposé la mise en place de programmes de formation académique progressifs dédiés au journalisme scientifique et de suivre le rythme de la révolution technologique en cours et de renforcer sa capacité à traiter et vérifier des sources d’information fiables. De son côté, le représentant de la Société algérienne de médecine interne, Zoubir Sari, a insisté sur l’importance d’une formation académique solide dans les disciplines scientifiques. Selon lui, elle permet au journaliste de maîtriser les concepts techniques,
Cette rencontre a mis en lumière un impératif : dans une société où l’information scientifique conditionne le développement et la prise de décision, le journalisme spécialisé n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’enjeu n’est pas seulement de mieux expliquer la science, mais de construire une véritable culture scientifique partagée, au service du public, des institutions et du progrès.
K.A.
