Turin a abrité, lundi 2 février 2026, une importante réunion économique placée sous le thème « Stellantis Algérie rencontre les entreprises de Turin », réunissant Stellantis Algérie, l’Agence algérienne de promotion des investissements (AAPI) et 117 entreprises italiennes spécialisées dans la fabrication de composants et de pièces automobiles.
Organisée à l’initiative de l’Ambassade d’Algérie à Rome, en coordination avec l’Unione Industriali Torino, cette rencontre avait pour objectif de présenter aux industriels italiens les opportunités d’investissement concrètes en Algérie dans le domaine de la sous-traitance automobile et de la production locale de composants.
Représentant l’AAPI, Mme Imane Toumi a mis en avant le climat d’investissement en Algérie, les mécanismes d’accompagnement et d’incitation destinés aux investisseurs industriels, ainsi que les perspectives d’implantation d’unités de production locales orientées vers le marché algérien.
De leur côté, les responsables de Stellantis Algérie ont détaillé leurs besoins industriels et leur feuille de route, en insistant sur la volonté de bâtir un véritable écosystème industriel local, conformément à la réglementation nationale, en allant au-delà du simple assemblage pour générer une réelle valeur ajoutée en Algérie.
Le constructeur automobile a rappelé sa présence industrielle à Tafraoui, dans la wilaya d’Oran, où seront produits cette année le véhicule utilitaire Doblo, le Doblo Panorama, ainsi que la Fiat Grande Panda, dont la montée en cadence est prévue à l’horizon 2026.
Stellantis a précisé que cette démarche ne s’inscrit ni dans une logique de délocalisation ni dans un transfert de production depuis l’Europe vers l’Algérie à des fins d’exportation, mais dans un modèle industriel exclusivement dédié au développement du marché algérien et de son réseau de sous-traitance.
Cette initiative s’inscrit également dans une dynamique plus large intégrant le transfert de technologie, la fourniture de machines et d’équipements industriels, la fabrication locale de composants et d’éventuels investissements industriels directs en Algérie. La présence de SIMEST et des organismes de promotion des investissements a renforcé la dimension structurée et internationale de cette rencontre.
Par ailleurs, cette réunion a suscité des réactions de plusieurs syndicats italiens de l’automobile, dont la FIM, la FIOM, l’UILM, la FISMIC, l’UGLM et l’AQCFR, préoccupés par la situation industrielle à Turin, soulignant ainsi l’importance stratégique de la chaîne de valeur automobile entre les deux rives de la Méditerranée.
